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Document du 14 octobre 1896.

Recherche d’eau au Père éternel en 1900. De gauche à droite : Héléna, Quillier, Bonfils.

Le parcours des fontainiers de la ville


Avant d’arriver à votre robinet, l’eau suit un bien long chemin tracé par les hommes

D’où vient l’eau de votre robinet ? Aujourd’hui la principale ressource en eau de notre ville est la nappe du Gapeau qui se présente sous forme d’une gouttière s’écoulant du nord au sud vers la mer. A 14 degrés, elle est d’excellente qualité car elle subit une filtration naturelle durant son parcours à travers les roches et les alluvions.

Le principal traitement qui lui est appliqué est une désinfection au chlore qui la protège au long de son parcours de l’usine aux consommateurs. Les îles d’Hyères bénéficient de ressources propres en eaux souterraines (1).

Histoire de l’eau à Hyères

Plusieurs périodes de distribution d’eau ont été nécessaires pour desservir les fontaines à l’aide de conduite en fonte jointée au plomb.

En 1458, construction du Béal : Jean Natte et l’alimentation en eau des fontaines équipées de grands filtres adossés au canal (eau non potable).

En 1864, alimentation des fontaines dans les hauts quartiers d’Hyères avec l’eau du Béal provenant d’une usine des eaux de la ville, installée dans le moulin d’entrée à la rue de Limans, équipé de turbine et bélier (eau non potable).

En 1862 enfin de l’eau potable à nos fontaines par l’alimentation des sources de la Vierge et Coupiane du plateau de Costebelle et complétées par l’eau provenant de la Crau de la source de la Monache (2).

La CGE enlève le marché

Exécutant les travaux d’alimentation en eau des fontaines, M.J. Dalmas propriétaire de la compagnie avaient installé les bureaux et entrepôts de sa succursale au carrefour des Dames de France et de l’ancienne librairie Vidal et Bagarry photographe. A cette époque l’avenue Gambetta et Lyautey avec le carrefour n’existaient pas. On pouvait y découvrir en lieu et place, une zone artisanale avec la rue de l’abattoir, aujourd’hui rue de Brest, le moulin du bas et le moulin du mitan, le grand lavoir public. La démolition totale a été organisée pour le projet de l’avenue Gambetta dont l’organisation et construction ont duré des dizaines d’années.

En 1886, la CGE de Paris enlève l’adjudication d’adduction d’eau de la ville, elle sous traite son activité à M. Damas de Marseille dont son entreprise est parfaitement implantée dans notre ville avec plus de cent employés hyèrois. En 1886, M. Louis Quillier compagnon du tour de France prend la direction de cette entreprise.

En 1894 il en devient propriétaire.

Deux puits pour le Dr Vidal

M. Louis Quillier installe son entreprise et bureau à l’avenue Gambetta et rue Brossolette. En 1900, les bureaux et entreprises sont transférés dans le bâtiment aujourd'hui occupé par la Société Générale. Ce bâtiment fût transformé en maison des compagnons du tour de France soit "La Cayenne" et Mme Quillier en était la mère des lieux. En 1915 il s’installe en lieu et place de l’actuel Crédit agricole, pendant plus de 25 ans cette entreprise était reconnue pour être la Compagnie générale des eaux.

A la fin du XVIIIe siècle, il fut creusé deux grands puits pour le compte de la famille du Dr Vidal propriétaire du quartier du Pyanet. Cette eau sera pompée à l’aide de pompe à vapeur et refoulée dans le réservoir au Paradis pour être desservie à dix fontaines en ville. Cette dernière tranche de travaux était terminée sous l’autorité de M. Reynier, ingénieur et architecte de la ville. La CGE prend en charge la suite de l’activité avec son propre personnel. M.L.Quiller transforme son entreprise en Ets sanitaire et chauffage et assure les travaux après compteur de cette nouvelle clientèle (3).

Jules Bernardini de Saint Paul, fut le dernier fontainier à avoir pratiqué cette activité au sein de l’entreprise.

(1) Information CGE
(2) Archives municipales
(3) Archives d’entreprise Dalmas-Quillier.
A1201


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